30 December 2014

Bayon

Je ne sais même plus combien de temps cela faisait que j'essayais de déjeuner au restaurant Bayon (121, rue Monge — fermé le dimanche et le lundi soir). Entre les fermetures pour travaux, pour congés, ou la malchance de tomber sur un jour de fermeture ; bref, il semblait qu'un quelconque destin ennemi m'empêchait d'essayer ce restaurant cambodgien situé en bas de la rue Monge.

Ce midi — victoire — j'ai réussi à y déjeuner. Le restaurant se présente comme un bar qui se prolongerait par une petite salle toute en longueur, pas particulièrement « asiatique » d'aspect, à part quelques photos du Cambodge collées au mur nord.

La carte est intéressante et variée et, sans atteindre les délires de longueur de certains restaurants du XIIIe ou de Belleville, elle donne un bel aperçu de la variété de la cuisine cambodgienne. Il y a même une section Vegan.

Chaque jour, il y a un menu avec deux plats du jour différents, viande et poisson. J'ai pris le menu poisson du mardi, avec un copieux flan aux légumes salés en entrée, une soupe de poisson caramélisé en plat de résistance, accompagnée d'un gros bol de riz nature, et le café, tout ça pour 14 €.



Le flan était particulièrement délicieux, avec un contraste intéressant entre la douceur du flan, le salé des légumes, et la bonne dose de poivre en surface.
La soupe de poisson était à la fois moins inattendue et moins « exotique » que d'autres soupes de poisson que j'ai pu goûter dans des restaurants cambodgiens — la cuisine cambodgienne comportant énormément de plats à base de poisson.

Globalement, un déjeuner qui m'a laissé un goût agréable en bouche et un ventre bien rempli :)

22 December 2014

Les Trois Royaumes (诸葛江湖)

Un jour il faudra que j'écrive un billet sur la différence entre les noms chinois et français des restaurants chinois... Il n'y a souvent juste aucun rapport.

Dans le cas qui nous intéresse, le rapport est tenu. Le nom chinois de ce restaurant de spécialités sichouanaises est 诸葛江湖, ce qui pourrait vaguement se traduire par « les rivières et les lacs de Zhūgě ». Zhūgě Liàng était le premier ministre du royaume de Shǔ à l'époque des Trois Royaumes Combattants (3me siècle avant JC), ce qui fait le lien avec le nom français du restaurant : Les Trois Royaumes. Par ailleurs, le royaume de Shǔ correspond approximativement à la province actuelle du Sìchuān, et le restaurant propose bien des spécialités sichouanaises.

Le restaurant est situé au 25, rue d'Enghien, au cœur de la nouvelle Mecque de la cuisine chinoise, et vient d'ouvrir il y a seulement un mois et demi. Il est très beau, avec des murs nus révélant l'ancienne structure en pierre, et une jolie déco chinoise moderne, à l'opposé des kitscheries de Belleville ou du XIIIe arrondissement et, en revanche, complètement cohérente avec cette nouvelle génération de restaurants chinois qui sont apparus dans le IXe et le Xe.

Le service est à l'avenant, avec une serveuse qui a un petit ordinateur qui envoie automatiquement les commandes à une petite imprimante. Mais malheureusement la dite imprimante se trouve à l'opposé de la cuisine, et la serveuse a passé un quart d'heure à faire des allers-retours entre l'imprimante et la cuisine avant de bien vouloir prendre ma commande.

La carte présente principalement des gros plats à partager entre plusieurs convives et, comme j'étais seul, cela a restreint mon choix. J'ai fini par l'arrêter sur un plat de nouilles froides à la sichouanaise (Sìchuān liángmiàn) qui consistait en un mélange de nouilles froides et de légumes en julienne abondamment arrosés d'une sauce très piquante.

Un plat très copieux pour seulement 6,80 €, ça m'a un petit peu consolé de ne pas avoir pu goûter les gros plats que je voyais sur les autres tables (où les clients étaient tous chinois).

Un endroit où, nécessairement, il me faudra revenir avec des amis afin de goûter les plats à partager !

Sìchuān liángmiàn

Retour juin 2018 : Trois ans et demi après ma première visite, le restaurant n'a guère changé. La serveuse a toujours son petit ordinateur à la main, et est toujours en train de courir d'un bout à l'autre de la grande salle à manger. Le rapport quantité-prix est toujours incroyable, sauf au niveau des boissons, plutôt chères. Il y a désormais des plats du midi, dont ce gargantuesque mápó dòufu :


09 December 2014

Restaurant Pékin

La rue de Trévise est un peu devenue LA rue de la world food, Rive Droite ! On y trouve nombre de restaurants qui, à ma connaissance, sont relativement uniques à Paris : ukrainien, ouzbek, malais... et maintenant un nouveau restaurant de spécialités du nord de la Chine, qui s'appelle tout simplement le Restaurant Pékin (44, rue de Trévise).

Alors ce n'est pas aussi bon que le Palais de Confucius ou que les restaurants de la rue de Budapest, mais les jiǎozi étaient vraiment très, très bons et les aubergines en sauce yúxiāng très honnêtes. Une bonne adresse.


Kohyang

Kohyang (6, rue du Général Estienne) est vraiment ce que l'on peut appeler un petit restaurant coréen typique. Typique par l'accueil et la gestion familiale, typique par les clients (grosse proportion de Coréens !), et typique par les plats servis, qui sont en outre bons et copieux mais pas particulièrement raffinés. De la cuisine comme à la maison, quoi. Mes amis, par exemple, ont commandé du budae jjigae (« ragoût de l'armée »), un plat à base de viande en boîte (« spam ») que je n'avais encore jamais vu à Paris.

Tout ça est également accompagné de boissons typiques, dont l'étonnant makgeolli, sorte de vin de riz non filtré qui se boit à température ambiante.

En conclusion, si vous souhaitez manger des plats costauds et bien arrosés dans une ambiance coréenne, cet endroit est pour vous.

Budae jjigae avec... des knackis !

Naengmyeon -- on voit le bol de makgeolli au-dessus

21 November 2014

Cuisine Heureuse

Vous savez tout le bien que je pense des restaurants chinois spécialisés dans les nouilles fraîches appelés « les Pâtes Vivantes ». Après un premier restaurant dans le IXe, un second a ouvert dans Rive Gauche, puis un troisième aux Halles.

Eh bien le second restaurant est sorti de la « famille » et a acquis son indépendance. Le beau décor est toujours le même, avec une véritable harmonie entre les tableaux, les boiseries, le papier peint et le carrelage (disons-le, c'est assez rare dans les restaurants chinois !). En revanche la carte a complètement changé : si elle propose toujours des spécialités du nord de la Chine à base de pâtes fraîches, ce ne sont plus les mêmes qu'auparavant.

J'ai opté pour ce qui était présenté comme la spécialité de la maison : la légende de la famille Xiang, un plat à base de pâtes fraîches avec un accompagnement de fruits de mer, de champignons et de légumes. Le nom chinois du plat est bànmiàn (拌麵) ; en fait ça ressemble à un bibimbap coréen dans lequel le riz aurait cédé sa place aux pâtes fraîches. En tout cas l'idée est la même : bien mélanger au moment où le plat est servi. Très bon, très copieux.



Cuisine Heureuse, 22 boulevard saint-Germain. Je vous recommande ce restaurant. Menu en ligne ici.

16 November 2014

Une app pour trouver des restaus chinois à Paris

Si j'avais été développeur je l'aurais créée moi-même... New Savour 巴黎 est une « app » gratuite pour iPhone (je ne sais pas si d'autres versions existent) qui permet de trouver des adresses de restaurants chinois authentiques à Paris.

On peut chercher par quartier, par station de métro, par cuisine régionale, par recommandations... voire autour de soi.
Seul hic : les commentaires sont en chinois (cela dit, en même temps, c'est un gage d'authenticité).


07 November 2014

Pan Viet

Le quartier autour de la rue au Maire est le petit paradis parisien des restaurants de cuisine Wēn, toujours bondés de clients chinois travaillant dans les échoppes de maroquinerie du quartier, ou de Français ayant enfin compris que la cuisine chinoise, c'est pas les nems !

Eh bien dans ce temple de la cuisine chinoise, il y a un petit intrus. Pan Viet (55, rue au Maire) semble avoir été transporté comme par magie du XIIIe au IIIe arrondissement. Tout chez Pan Viet rappelle les restaurants asiatiques du XIIIe arrondissement : les miroirs aux murs, les tableaux brillants, la déco beige-marron, le menu plastifié avec des photos... Mais ma foi, je l'ai trouvé bien supérieur à ses homologues !

Un beau « bo bun »
Mon épouse, qui est bien moins aventureuse que moi, est partie sur du classique et a choisi un « bo bun », qui était très copieux, bien présenté, et comportait une grande variété de légumes (soja, concombre, chou, radis...). Probablement le meilleur que nous ayons jamais goûté à Paris. Pour ma part, à cause du froid, j'ai pris une simple soupe de nouilles et de raviolis de crevettes. Bonne mais pas supérieure à ce que j'ai pu manger ailleurs. J'ai également pris (c'est mon péché mignon, moi qui ne prends jamais de dessert dans les restaurants asiatiques) un « trois-couleurs » (chè ba màu) qui était également probablement le meilleur que j'aie jamais bu/mangé à Paris.

Au final, une adresse à conseiller sans réserve si vous avez envie de changer de votre habituelle cantine chinoise lorsque vous êtes rue au Maire.

05 October 2014

L'Art du Ravioli

Jamais je ne l'aurais cru possible, et pourtant nous avons trouvé un sérieux rival à Ji Bai He, le « paradis » des raviolis chinois, que j'ai déjà critiqué (et encensé) ici même.

À l'Art du Ravioli (33, rue au Maire), même cuisine du nord de la Chine, mêmes raviolis maison absolument fantastiques, avec une pâte goûtue qui enferme une farce prête à exploser en bouche avec mille saveurs. Cependant, à la différence de Ji Bai He, ici on peut également commander quelques plats chauds, comme ces délicieuses aubergines au gingembre :



Bref, une adresse qui challenge sérieusement le primat de Ji Bai He dans le domaine du ravioli... nous sommes partagés en famille de savoir qui, de Ji Bai He ou de l'Art du Ravioli, mérite la première place du podium !

En tout cas la grand'mère qui prépare les ravioli, en vitrine, attire les passants :



Le plus drôle est que ce restaurant de spécialités du nord de la Chine se trouve en plein cœur du quartier Wēn de Paris.

Élysées Bonheur

Je suis allé au cinéma sur les Champs, à la séance de 19h40. C'est un horaire pénible qui empêche de se faire un vrai bon dîner, que ce soit avant ou après la séance. Du coup je suis arrivé environ trois quarts d'heure avant le début de la séance et j'ai commencé à errer dans le 8me pour trouver un endroit où dîner correctement mais sans se ruiner.

Évidemment, c'est plus facile à dire qu'à faire. Après vingt minutes d'errance, pendant lesquelles j'ai même failli me résigner à manger une « pizza » ou une « salade », voire un sandwich de chez Marks & Spencer, je suis tombé sur une galerie très seventies qui abritait une dizaine de restaurants.

Parmi ces restaurants, l'Élysées Bonheur (5, rue de Berri), un restaurant chinois qui m'a fait un petit effet madeleine de Proust, tant il m'évoquait les restaurants chinois où j'allais, petit, avec mes parents : les boiseries sombres, le grand aquarium, les sculptures en plastique... tout un univers kitsch qui signifiait pour moi « restau chinois ».

En tout cas, je m'attendais au pire et, finalement, le restaurant s'est avéré être un honnête restaurant cantonais, avec une formule rapide à 13€50 pour laquelle j'ai pu avoir une assiette d'aubergines avec du riz blanc et un dessert. Je me serais bien passé du dessert pour payer un peu moins cher la formule, mais c'est la vie.

Aubergines farcies de crevettes + riz blanc

Au final : un vrai plat, une nappe en tissu, un cadre calme, tout ça le soir sur les Champs pour 13€50 ; je ne vais pas me plaindre.

07 September 2014

Chez Ann Sisters

C'est une vague qui monte doucement, mais qui prend des allures de lame de fond : les mauvais restaurants asiatiques ferment (j'en ai encore vu deux calamiteux qui fermaient), les bons restaurants ont du succès ! Ça fait plaisir quand on chronique les restaurants asiatiques de la capitale.

Chez Ann Sisters (36, rue Mouffetard) est une sorte de version miniature des Pâtes Vivantes qui se serait égarée en plein quartier touriste, à la Mouff', entre un faux Savoyard et un Grec bidon.

Même cuisine ouverte, mêmes spécialités à base de farine de blé du nord-ouest de la Chine (raviolis, soupes de pâtes, nouilles sautées), dans un décor un peu plus clair. Et c'est aussi très très bon, à des prix raisonnables, notamment via le menu à 9,90 € midi et soir.

raviolis à la vapeur (en haut) et légumes en beignet (en bas)

nouilles sautées (en haut) et soupe de pâtes (en bas),
accompagnée de légumes en saumure (à gauche)

Seul point noir pour ces dames : les toilettes uniques hommes/femmes.

11 August 2014

Sésame et Sel

Jusqu'à aujourd'hui, je me concentré, sur ce blog, à parler des restaurants asiatiques à Paris, mais je n'ai jamais abordé le sujet de la vente à emporter. En général, pour les repas à emporter, il y a soit les traiteurs asiatiques [au secours], soit les restaus eux-mêmes qui vous font un petit paquet, souvent à −10%.

Mais là j'ai trouvé un restaurant coréen qui est également spécialisé dans la vente à emporter, avec des bibimbap tout beaux dans une grande assiette à bibimbap avec un couvercle hermétique, et des banchan emballés individuellement. De vraies œuvres d'art.



Sésame et Sel est situé au 11bis rue Roger Salengro au Krémlin-Bicêtre, près de l'entrée de l'autoroute A6. Avant notre dernier départ en vacances, j'ai commandé quatre repas la veille, je me suis tranquillement garé devant le restaurant (il y a plein de places), j'ai récupéré mes quatre sacs et nous nous sommes arrêtés sur une aire d’autoroute à déguster nos délicieux bibimbap tandis que les autres voyageurs mangeaient de pauvres sandwiches :)

Et en plus leur site est sympa !

13 June 2014

Royal Cuisine

Une autre chronique très brève.

marmite de canard au piment
Je passais dans le XIIIe, à midi, et j'ai remarqué que, à la place de la supérette vietnamienne où j'avais l'habitude d'acheter du thé amer, il y avait désormais un nouveau restaurant chinois.

Une façade dans les teintes roses et un  nom juste trop ridicule : Royal Cuisine (44-46, rue du Javelot — en fait sur la dalle des Olympiades). Le restaurant était désert, malgré l'heure, mais au vu des photos à côté du menu, près de la porte d'entrée, nous sommes entrés.

Le restaurant propose de la cuisine chinoise de la province côtière du Fújiàn. A priori je ne connais pas d'autres restaurants fujianais à Paris. Le menu comporte des photos, ce qui aide bien quand on ne connaît pas la cuisine de cette province qui, apparemment, est basée sur les plats à base de fruits de mer (logique). Cependant, comme j'étais avec mon carnassier de fils, nous avons opté pour un grosse marmite de canard au piment, cf. la photo.

Eh bien c'était fantastiquement bon. C'était notamment rempli de gousses d'ail confites ; je n'ai pas souvenir d'avoir déjà goûté ça dans des plats chinois. J'ai hâte d'y retourner et de goûter d'autres plats.

Attention : restaurant fermé le mardi.

Mondol Kiri

Un autre billet très bref.

liseron d'eau sauté

flan au taro
Mondol Kiri (159, avenue de Choisy) est un restaurant cambodgien petit mais décoré avec goût. Il propose des plats cambodgiens typiques ainsi que quelques spécialités des autres pays du sud-est asiatique.

Le midi il y a des menus bon marché et donc... c'est plein à craquer ! Les photos ci-dessus reflètent mes choix dans le menu du midi. C'était très, très bon. À noter que d'habitude je ne prends pas de dessert dans les restaurants asiatiques, mais là, j'ai craqué -- et j'ai bien fait !

Yewon

OK, je suis super en retard avec mes chroniques gastronomiques donc je vais être bref.

Nous mangeâmes beaucoup ce soir-là...

Yewon (80, rue de la Procession) est un restaurant coréen qui fait aussi noraebang, situé dans un coin on va dire un peu perdu du XVe arrondissement, loin de toute station de métro. Heureusement que les bus 88 et 95 passent tout près (arrêts Falguière ou Procession).

Le restaurant est spécialisé dans tout ce qui est généralement regroupé sous le terme de « barbecue coréen », surtout les galbi, plat qu'on trouve rarement à Paris.

Heureusement ils ont aussi des plats pour végétariens, comme le ragoût que l'on peut voir au premier plan sur la photo.

Conclusion : un très bon restaurant mais alors vraiment isolé.

27 May 2014

Évolution des Verts entre 2009 et 2014 aux élections européennes

Suite du post d'hier... Voici les résultats des Verts pays par pays. J'ai dû faire certains choix à cause de l'existence de coalitions et de partis associés aux Verts tout en ne l'étant pas officiellement, du coup mes chiffres diffèrent de ce que l'on peut trouver par exemple sur Wikipedia pour tel ou tel pays mais au final je tombe sur 51 sièges au lieu de 52 donc la différence est minime.

J'ai ajouté une colonne avec l'évolution par rapport au scrutin précédent, qui a été légèrement meilleur. Globalement, les Verts font mieux à peu près partout sauf en France et en Allemagne où ils avaient un gros contingent en 2009, d'où finalement cette impression de stabilité à l'échelle européenne.


26 May 2014

Élections européennes 2014 - Brève analyse des résultats

J'avais arrêté d'écrire des billets politiques, mais vu les âneries qu'on entend, je me sens contraint d'y revenir. Non, l'extrême-droite n'a pas « gagné ». Parmi les grands pays européens, l'extrême-droite n'a obtenu de bons scores qu'au Royaume-Uni et en France. Et, à mon avis, ce n'est même pas lié à la politique européenne, c'est lié au fait que le Royaume-Uni et la France sont deux ex-puissances qui n'arrivent pas à se faire à l'idée que ce ne sont plus que deux pays européens comme les autres.

Le Parti Populaire Européen (PPE) est certes arrivé en tête, mais il recule partout. Il n'y a pas un seul pays où il ait progressé ; au mieux il est resté stable, comme par exemple en Hongrie. En revanche la gauche (PSE et Verts) est restée stable sur l'ensemble de l'Europe ; l'extrême-gauche progresse en Europe du Sud et en Suède. En Catalogne, qui est quand même historiquement un bastion centriste, la gauche au sens large est presque à 50%... ERC est devant CiU !!! En Italie, le Parti Démocratique (centre-gauche) est à 45% et gagne dans toutes les circonscriptions. En Grèce, c'est l'extrême-gauche qui est en tête.

Voici un petit tableau que j'ai pondu ce matin en me basant sur les principaux sites d'information européens :


15 May 2014

Soon

Soon (20, rue Jean Mermoz), au cœur du 8me arrondissement, est un peu la version « de luxe » de Sambuja : même carte impressionnante, même possibilité de noraebang (karaoké coréen).

Mais les prix, bien sûr reflètent le quartier... Le menu du midi (soupe + raviolis ou salade + plat du jour + quatre banchan) est à 17 €, avec un plat du jour qui change chaque semaine. À noter qu'il y a aussi deux plats du soir qui changent également chaque semaine, ce qui apporte une variété bienvenue. Lorsque je suis passé déjeuner, le plat du jour était un dolsot bibimbap (mon quatrième en deux semaines... je commence à saturer), alors que les deux plats du soir affichés à l'ardoise étaient tous deux à base poisson, cabillaud ou mulet.

J'ai donc mangé soupe + raviolis + plat du jour + les banchan. Tout était très bon, les banchan (petits plats coréens d'accompagnement à base de légumes) étaient parfaits. En regardant discrètement sur la table du voisin, j'ai vu que la salade était copieuse et avec des fruits, un peu comme celle que j'avais mangée au restaurant Star King.



En ce qui concerne le noraebang, grosse différence avec les autres restaurants, qui ont des tarifs par heure. Ici, on réserve la salle pour toute la soirée 700 €, et la nourriture et les consommations sont incluses — « mais à condition que ça ne dépasse pas 500 € », ajoute la serveuse. Mouais. Ça fait bien cher au final, quand même.

14 May 2014

Sambuja

Sambuja (65, rue du Faubourg Montmartre) est un petit restaurant coréen très apprécié de la communauté coréenne de Paris, et on comprend vite pourquoi : la carte propose, outre les grands classiques tels que bulgogi, bibimbap et tutti quanti, des plats beaucoup moins répandus chez nous tels que le dak galbi (cf. ma chronique du 5 mai) ou divers ragoûts à base de kimtchi, de purée de soja fermentée ou d'abats de porc. Ces derniers plats ont l'avantage d'être bien plus représentatifs des goûts des Coréens en matière de nourriture.

La dernière fois que j'étais venu j'avais pris une fantastique soupe aux abats de porc et au boudin coréen mais cette fois-ci j'ai été plus sage et j'ai pris un bien classique dolsot bibimbap au tofu.

on va faire simple

À noter que Sambuja propose des menus du midi copieux et raisonnables (entre 10 et 13 euros), et qu'il y a possibilité de noraebang (karaoké coréen) en soirée, à 25 € de l'heure.

13 May 2014

Star King

Imaginez un des lieux les plus laids et les plus sombres de Paris... Près du front de Seine, une espèce de rue couverte entre deux immeubles, qui ressemble davantage à un parking de banlieue qu'à une voie parisienne. Un ancien bar transformé en restaurant coréen, avec de salles exiguës pour manger, au rez-de-chaussée, et plusieurs salles de noraebang (karaoké coréen) à l'étage.

Ça ne commençait donc pas très bien et, en outre, des amis m'avaient dit le plus grand mal du restaurant Star King (11, rue du Théâtre). C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai commandé ma formule du midi à 15 €. Et là, surprise. Non seulement c'était copieux — en entrée, soupe et salade avec autre chose que du chou ou des carottes, et en plat un dolsot bibimbap accompagné de cinq banchan — mais en plus c'était très bon !
La soupe était consistante, pas trop salée, et avait bon goût ; la salade était très variée (avec des fraises !) et ne nageait pas dans la vinaigrette. Le dolsot bibimbap était vraiment délicieux, ainsi que les banchan. Rien à redire.




Après, le choix est très restreint, il faut bien le dire, puisqu'il se limite à cinq plats différents avec leur accompagnement — à noter que les mêmes formules coûtent 17 € le soir. Le noraebang, lui, est à 50 € de l'heure.

05 May 2014

Manna

Manna (44, rue de Lourmel) est un petit restaurant coréen biscornu qui a l'avantage de proposer un certain nombre de plats que vous ne trouverez pas dans les autres restaurants coréens.

Il y a désormais un certain nombre de restaurants coréens à Paris, et en général chacun d'entre eux a sa spécialité : tel restaurant propose un excellent bibimbap, tel autre est le seul à faire de l'albap, tel autre encore a des banchan à tomber. Mais, de manière générale, aucun n'est capable d'avoir une offre assez complète des diverses spécialités de la cuisine coréenne.

Eh bien je pense que Manna ne passe pas loin  de cet exploit, du moins vu de notre pays. Les personnes avec qui j'étais ont notamment pris un dak galbi (poulet mariné et cuit dans une large poêle avec des légumes et des pâtes de riz), plat que — sauf erreur de ma part — on ne trouve vraiment pas à Paris. Et en plus il était absolument délicieux.

Personnellement, j'ai prix un albap (sorte de bibimbap aux œufs de poisson) que j'ai trouvé quelque peu meilleur que celui que je prends habituellement quand je vais au restaurant Bong.

Les prix sont relativement élevés (le dak galbi pour deux est à 34 €) mais c'est vraiment très, très copieux. Commander juste le plat de résistance avec ses banchan devrait combler les appétits les plus exigeants, et sinon il y a un menu du soir à 21 €, ce qui est très raisonnable.

Une adresse chaudement recommandée !

bulgogi, dak galbi et albap

23 April 2014

le Palais de Confucius

J'adore faire des découvertes par sérendipité. J'étais parti pour déjeuner dans un restaurant cambodgien que j'avais repéré depuis un bon moment et, arrivé devant le restaurant.... fermé pour congés annuels. Les boules. Histoire de ne pas être allé dans le Quartier Latin pour rien, je décide alors d'aller déjeuner aux Délices du Shāndōng, un des tout meilleurs restaurants chinois de Paris.

Après une bonne marche, j'arrive devant le restaurant.... fermé pour travaux. Non mais ils se sont passé le mot, ou quoi?! Heureusement, je vois un petit papier scotché sur le store «pendant les travaux, rendez-vous dans notre nouveau restaurant au 68, bd de l'Hôpital».

Je vole au 68 (c'est tout près), et là je découvre un immense restaurant, tout neuf, à la décoration simple mais chaleureuse et surtout avec des tables beaucoup moins rapprochées qu'aux Délices du Shāndōng ! En revanche, la carte et les prix sont identiques. Comme ma seule critique par rapport à l'autre établissement concernait le fait que les tables n'avaient pas de nappes et étaient trop rapprochées, pour moi tout est bon au Palais de Confucius (68, boulevard de l'Hôpital). Et vous pouvez même venir avec une copine :)


Voilà, raviolis aux légumes et les meilleures aubergines à l'ail de toute ma vie.

Edit – Depuis cette première visite, le Palais de Confucius est devenu une de nos valeurs sûres en matière de cuisine chinoise à Paris. Nous y avons récemment fêté l'anniversaire de mon fils :

un délicieux festin


10 April 2014

Carnet de Voyage

Il faut se méfier du hype. J'avais tellement lu de blogs dithyrambiques sur ce restaurant de spécialités du sud-ouest de la Chine, j'en avais tellement entendu parler, etc. que j'en attendais monts et merveilles. J'y ai déjeuné une fois d'un vague plat de riz et de légumes, et j'en suis reparti passablement déçu.

Mais après, en réfléchissant, j'ai compris pourquoi : tous les plats bien typiques et appétissants sont en fait servis dans de grosses marmites, et ce n'est qu'en y allant à plusieurs qu'on peut les découvrir.

Je suis donc retourné à Carnet de Voyage (4, rue de Budapest) avec un ami gourmand et nous avons attaqué la carte de belle façon. Et là, effectivement, nous avons été enchantés : marmite, légumes sautés, tout était absolument délicieux. Une autre étoile à ajouter aux deux autres de la rue de Budapest.

Mais attention, le midi ça se remplit très, très vite. Il faut arriver à midi, midi dix au plus tard.

Add: Nouveau repas solitaire le 13 février 2015. La carte a été refaite et, à nouveau, il y a principalement de gros plats à partager à plusieurs. J'ai réussi à me dégoter, parmi les rares plats pour une seule personne, des haricots croquants sautés (!). Un plat très étonnant, à base de haricots rouges panés individuellement et poêlés avec des légumes salés. Un goût qui rappellerait, de manière inattendue, un chili con carne chinois et un peu sec !


Add: Retour à deux, le 20 janvier 2016. Il y a des plats du midi à des prix complètement raisonnables (effet de la concurrence accrue dans le quartier ?) — et je conseille toujours autant d'arriver tôt !

21 March 2014

les Pâtes Vivantes (et de trois !)

Pour moi, le restaurant les Pâtes Vivantes est un des tout meilleurs restaurants chinois de Paris. Outre les plats typiques du nord-ouest de la Chine à base de pâtes étirées devant vos yeux, les Pâtes Vivantes proposent des entrées qui sortent un peu de l'ordinaire et des menus du midi tout à fait honnêtes à 12 / 14 euros.

J'ai déjà chroniqué le restaurant « fondateur » sis dans un local minuscule et toujours bondé du 46, rue du Faubourg Montmartre, ainsi que le second restaurant ouvert quelques années plus tard, situé dans un cadre plus spacieux au 22, boulevard Saint-Germain.

Eh bien un troisième restaurant les Pâtes Vivantes s'est ouvert au 3, rue de Turbigo, dans la zone piétonne des Halles/St Eustache, ce qui est bien agréable. La salle est spacieuse et les tables sont assez éloignées les unes des autres. Il y a toujours une sorte de vitrine où le chef étire les pâtes, mais elle est un peu en contre-bas par rapport à la salle à manger. Les plats et les menus sont les mêmes que dans les deux autres restaurants du groupe. Et c'est toujours aussi bon :)

17 March 2014

Le Président

Le Président (124, rue du Faubourg du Temple) est une véritable institution du Belleville chinois. C'est là que les Chinois viennent se marier, fêter le Nouvel An, etc. Le décor du restaurant marie le kitsch et le grandiose, en parvenant à garder un ensemble plaisant. Dès l'entrée, avec l'escalier monumental, le tapis rouge, les lions en pierre, le ton est donné — mais il n'est pas rare que de vieux cartons pourris y traînent ; c'est ce mélange incongru, comme à Hong Kong, qui fait tout le charme des restaurants asiatiques :)

Une fois à l'étage, on est pris en main par des serveurs discrets et efficaces. Les tables sont joliment apprêtées, le plafond est clair, et la vue sur Belleville sympathique.

Le choix des mets n'a rien de bouleversant : il s'agit des spécialités habituelles de la cuisine du sud de la Chine, telles qu'on peut les manger ailleurs à Belleville ou dans le XIIIe arrondissement. Ce qui est agréable, c'est que, malgré le cadre, les prix sont à peu de chose près identiques à ceux des concurrents : on peut donc se faire plaisir et manger dans un cadre un peu plus joli et spacieux que d'habitude sans pour autant se ruiner. Mais ce n'est pas ici que l'on découvrira des plats sortant de l'ordinaire.


13 February 2014

Green Garden (retour à)

Après une première tentative peu concluante (cf. ma chronique précédente) je m'étais promis de retourner au restaurant végétalien Green Garden (20, rue Nationale) pour un second essai.

Le restaurant m'a semblé plus propret et mieux rangé que la fois précédente (il y a deux ans et demi), et à la place de la propagande de la secte Thanh Hải, le grand téléviseur au fond de la salle passait CCTV4.

Les clients étaient principalement des Européens en quête de cuisine végétalienne, avec une table de papys chinois au fond. Il y a un menu du midi à 11 € avec entrée, plat + riz et dessert mais, comme toujours, j'ai préféré choisir à la carte.

J'ai pris une excellente marmite au tofu, à la « fausse viande » (une sorte de pâte à base de protéines utilisée dans les plats végétaliens chinois) et aux champignons avec du riz, avec une sauce bien dense et bien piquante.

Un bien meilleur repas que la fois précédente, donc, et qui en appellera sans doute un troisième...

Edit 2/2/2016 : Le restaurant Green Garden a fermé.

11 February 2014

Impérial Choisy

Impérial Choisy (32, avenue de Choisy) est un restaurant de spécialités cantonaises du XIIIe arrondissement de Paris très très fréquenté.

Je m'y suis rendu récemment et c'est du grand classique, avec notamment les grosses soupes bien fumantes et bien remplies -- c'est bien agréable en hiver. Autrement il y a toute la gamme des plats en sauce + riz, et j'ai également aperçu dans la carte quelques spécialités sino-vietnamiennes.

En revanche au niveau des surprises il y avait des desserts. Moi qui n'en prends jamais dans les restaurants asiatiques, je me suis laissé tenter par une sorte d'entremets qui rappelait fortement un flan sauf que c'était fait avec du lait de soja à la place du lait de vache, et que le nappage était un mélange caramel/gingembre. Excellent !

En conclusion : du solide, du classique, et même des desserts pur ceux qui ne peuvent pas s'en passer en fin de repas.

04 February 2014

Chine Masséna

Dans les années 90, j'habitais à Ménilmontant et j'allais souvent, le week-end, me remplir la panse pour pas cher dans les immenses cantines chinoises ou vietnamiennes de Belleville. Ensuite, dans les années 2000, j'ai brièvement travaillé dans le quartier chinois de la rue de Torcy, dans le XVIIIe arrondissement, près des voies ferrées de la Gare de l'Est. Là aussi, j'allais tous les midis dans les cantines chinoises me goinfrer de grosses soupes avec des beignets chinois.
Passées ces périodes, je me suis plutôt mis à fréquenter les bons petits restaurants chinois plutôt que les grosses « usines ». C'est ça de s'embourgeoiser.

Eh bien, Chine Masséna (13, place de Vénétie / 96, boulevard Masséna), dans le XIIIe, est une énorme cantine chinoise qui m'a fait voyager dans le temps. J'y ai retrouvé mes souvenirs des années 90 et 2000 : les serveurs dans des costards étriqués absurdes, les énormes luminaires en plastiques, le bruit des conversations, les aquariums, les tableaux géants et multicolores... Il y a même un chariot à vapeurs comme il y avait chez Nioullaville (qui a dû fermer). Magique.

Chine Masséna se présente comme le restaurant teochew de la capitale. Du coup, je me suis dit qu'il fallait absolument que je goûte des spécialités teochew et j'ai commandé :

☛ des croissants teochew


☛ du riz teochew



Euh... le riz teochew c'était juste monstrueux en quantité, du coup je n'ai commandé rien d'autre :-(

Conclusions :
1) la cuisine teochew à première vue ce n'est pas très différent de la cuisine cantonaise
2) la prochaine fois, je n'irai pas tout seul...

Chikoja

Chikoja (14, rue Sainte-Anne) est un restaurant prétendument nippo-coréen tenu par des Chinois. De même que son confrère Yi Ping que j'ai déjà chroniqué ici, il est spécialisé dans les rāmen géants pour l'heure du déjeuner. La différence est qu'ici les rāmen sont censés être « coréens » plutôt que « japonais ». Honnêtement, je n'ai pas trop vu la différence.
Le restaurant est propre, les serveuses sont jolies, les parts sont copieuses. Tout va bien. À partir de 10 €, il y a des menus rāmen + gyōza bien bien roboratifs.


Chikoja propose également des formules bentō qui semblent tout aussi roboratives que les formules rāmen.

03 February 2014

Nakagawa

Ce n'est vraiment, mais alors vraiment pas mon genre, sur ce blog, de dire du bien des snacks asiatiques de Paris. La cuisine au micro-ondes, ce n'est pas exactement mon truc.

Mais là, pour une fois, des amis m'ont emmené dans un snack sympa : Nakagawa, au 3, rue Saint-Hubert, près du Père-Lachaise. L'endroit est séparé en deux grandes salles :
 - la partie snack proprement dite au rez-de-chaussée
 - la partie restau à l'étage.
Cette dernière partie propose les sempiternels menus brochettes, sushi, sashimi, etc. avec des codes lettres, à un tarif compris entre 15 et 20 euros. À noter la présence d'un menu végétarien, chose rarissime à Paris, et donc à signaler !

La partie snack est assez spartiate mais permet de bien voir le comptoir et de se relever pour re-commander un petit quelque chose si on a encore une petite faim ou une petite soif. Globalement, Nakagawa propose une base soba ou udon (grosses soupes japonaises) que l'on peut compléter à loisir — ici encore, il y a des choix végétariens —, avec des gyōza (raviolis japonais), des salades, etc.

J'ai pris des aubergines absolument délicieuses et fondantes, ainsi qu'une salade de rhizomes de lotus et de patates douces qui n'aurait pas déparé dans un restaurant coréen.


À noter : les bières japonaises Asahi ou Kirin, à un prix abordable. Parfait pour un samedi soir avec les copains :-)

24 January 2014

Songsan

Songsan (20, rue Marmontel) est un restaurant coréen à l'ambiance plutôt « classe » situé dans la partie animée du 15me arrondissement, près d'un cinéma, d'une station de métro, et d'un arrêt du bus 62. Nous y sommes allés un jeudi soir et c'était très animé (heureusement, nous avions réservé).

Comme nous étions en groupe, nous avions réussi à négocier un menu « personnalisé » un peu moins cher. Cela dit, les plats que nous avons choisis étaient sur la carte.

Quoi qu'il en soit, l'accueil était parfait et, alors que nous n'étions que 10 alors que nous avions réservé pour 12, on ne nous en a pas tenu rigueur.

Nous avons eu de copieuses galettes jeon aux légumes en entrée, suivies d'un plat au choix. Plutôt que de choisir parmi les classiques bulgogi, etc. j'ai pris un doenjang jjigae qui ma foi ressemblait étrangement à un minestrone : plein de petits légumes coupés en dés qui avaient mijoté dans une soupe épaisse légèrement relevée et accompagnée de petits cubes de tofu. En bon Milanais, j'ai pris mon riz blanc servi en accompagnement, je l'ai jeté dans le doenjang jjigae, et j'ai bien mélangé. Un vrai régal.

Mes voisins, pour la plupart, avaient pris un bulgogi (super copieux) qui était servi cru sur des réchauds à gaz individuels. Nous avons également eu des banchan très très bons, avec mention spéciale pour les patates douces, les rhizomes de lotus et — bien sûr — le kimchi.

Je n'ai pas pris de dessert, mais le choix était vaste avec des desserts qui mêlaient inspirations orientale et occidentale vraiment originaux comme la panna cotta au bambou (?), le cheesecake au thé vert, etc.